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  • rissecorinne

Affronter ses peurs

Mon fils de 7 ans a commencé à prendre des cours de natation cet été. Il n'était pas très à l'aise, notamment pour sauter dans "le grand bain". Chaque jour, et pour chaque saut, plusieurs minutes lui étaient nécessaires pour qu'il se décide, avec les encouragements sans complaisance de sa prof de natation.

Au fil des jours sa peur était devenue prédominante et il fallait déployer des trésors d'imagination pour le convaincre de se rendre au cours du jour. Les deux derniers matins, j'ai failli craquer face à ses pleurs. Etait-ce bien raisonnable de le forcer à y aller?

Finalement, je lui ai vendu pour l'avant-dernier cours qu'il aurait le choix d'aller ou ne pas aller au cours du lendemain. Le lendemain, j'ai fini par l'acheter en lui disant qu'il aurait un petit cadeau s'il faisait l'effort de faire la dernière séance. Je n'étais pas hyper fière de moi, et un peu sceptique quant au résultat...


La prof lui a fait enchainer les sauts. Avec détermination et force de persuasion. Il a progressivement gagné en assurance, et il est sorti fier de lui avec un petit diplôme. Même si, bien-sûr, il reste encore un peu fébrile. Mais c'est en chemin.


Et j'ai été frappée par plusieurs choses. La première, évidente, est qu'il aurait été dommage de craquer le dernier jour et qu'il est parfois nécessaire de tenir face à un enfant pour le pousser à dépasser ses peurs.


La deuxième chose qui m'a frappée tient à une comparaison entre peur physique et peur mentale. Nous serons tous d'accord pour dire qu'il est nécessaire d'affronter certaines peurs pour les dépasser : apprendre à nager, sauter dans l'eau, monter sur un vélo, apprendre à conduire, parler en public, etc. Que s'y frotter à travers la répétition permet à notre cerveau de se familiariser avec la nouveauté, de prendre confiance et finalement, d'apaiser voire d'éteindre complètement la peur.


En revanche nous ne suivons pas la même logique pour nos peurs mentales. Probablement parce que notre mental, justement, parvient à nous convaincre qu'il s'agit de peurs "rationnelles". Or seulement 8% de nos peurs seraient fondées sur une menace réelle. Toutes les autres sont en réalité des constructions liées à la construction de notre personnalité.


Pour l'avoir expérimenté moi-même, j'ai la conviction que le fait de traverser nos "fausses peurs" mentales en conscience permet à notre cerveau de comprendre que la menace n'est pas réelle et de relâcher progressivement la tension associée. Tout comme on habitue notre corps à faire face à des peurs plus "physiques".


Bien plus que pour nos peurs "physiques", nos peurs mentales nous freinent, nous bloquent, nous empêchent d'être qui nous souhaitons être et de vivre ce que nous souhaitons vivre. Les identifier et les désamorcer progressivement devient dès lors un véritable facteur d'évolution personnelle et de mieux-être.


Si vous avez l'envie et l'audace d'oser regarder en vous, je propose des stages sur cette thématique, en utilisant l'Enneagramme et les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même.


Plus d'infos ici.

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