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  • rissecorinne

La piece dans le juke-box

Savez-vous pourquoi vous faites ce que vous faites? Vos actions partent-elles d'un profond élan en vous, correspondent-elles à qui vous êtes profondément ou partent-elles d'une croyance construite dans l'enfance ?



Si nous y prêtons attention nous pouvons nous rendre compte que nombre de nos actions partent d'une peur fondamentale réelle (la peur de la mort et la peur de ne pas être aimé), d'une croyance associée (souvent fausse) et d'une "stratégie mentale" que nous avons construite dans l'enfance pour nous protéger.


L'enfant qui a peur de la mort va construire des fausses croyances telles que "je ne suis jamais en sécurité", "le monde est dangereux", "le monde punit les faibles" ou "ce n'est que seul que je suis en sécurité". Et une stratégie visant à se préserver, par exemple en anticipant toujours le pire, en étant toujours dans la force, ou en restant à l'écart des autres humains.


L'enfant qui a peur de ne pas être aimé développe la croyance qu'il ne peut pas être aimé tel qu'il est. Il développe peu à peu une stratégie visant à correspondre à ce que l'on attend de lui, en étant le plus parfait possible, en faisant plaisir, en accumulant les réussites, en développant un côté original...


En devenant adulte nous ne voyons pas que nous poursuivons cette stratégie.


Parfois cela se passe bien. Parfois moins.


Car ces stratégies ont plusieurs conséquences fâcheuses :

En voulant "bien faire", "réussir" ou "être original", nous pouvons faire des choix qui ne sont pas guidés par nos envies profondes et ce que nous sommes, mais par ce que nous pensons que la société et notre entourage attendent de nous : avec le temps nous nous éloignons de qui nous sommes.

En voulant nous protéger, nous pouvons finir par ne plus connaitre que l'anxiété, par ne plus vouloir bouger ni rien oser, ou par nous couper du monde : avec le temps nous nous éloignons des autres et de la vie en général.


La plus fâcheuse des conséquences à mon sens est qu'en agissant systématiquement à partir d'une stratégie montée sur une fausse croyance, nous la validons et continuons à l'alimenter. Le cerveau fonctionne sans cesse avec la volonté de se débarrasser de la peur fondamentale sans jamais y arriver, car la stratégie alimente en réalité la fausse croyance.


J'agis tous les jours pour prévenir les risques, pour éviter les dangers, pour être fort... mais je ne me sens jamais en sécurité. Tout simplement car tout au fond je crois profondément que le monde est dangereux. Quelles que soient les circonstances.


J'agis tous les jours pour être reconnu, pour être estimé, pour me sentir légitime ... sans jamais que ces sentiments ne s'installent durablement. Tout simplement parce que je nourris la croyance que je n'ai pas de valeur et que je ne peux pas être aimé tel que je suis.


Nous poursuivons des chimères... chaque jour nous rajoutons une pièce dans le juke box de nos fausses croyances.


Le seul moyen pour en sortir? La prise de conscience. Et la traversée de nos fausses croyances.


C'est paradoxalement en vivant l'échec, l'erreur, le jugement, que nous pouvons ressentir que nous pouvons être aimé en étant imparfait, en ratant des choses, en étant vulnérable. Que nous pouvons donc finalement être nous-mêmes.


C'est paradoxalement en osant nous mettre en situation de risque, en osant aller vers le changement et vers les autres de manière générale, que nous nous rendons compte que nous ne sommes pas tout le temps en danger. Que nous pouvons donc vivre avec plus de confiance.


Evidemment cela prend du temps... Tout part de la prise de conscience. Et de la volonté de vivre mieux.


Et alors on avance. Pas à pas, chaque jour. Pour finalement alimenter un autre juke-box, plus juste pour soi et pour les autres.

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